Itinéraire 12 : La route des Grandes Alpes – dix cols de première catégorie !

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Distance : 414 km | Durée : 3 jours en évitant les marmottes, 4 jours avec une belle randonnée alpestre à pieds | Niveau : Bon niveau nécessaire

Yves-MerensYves Merens
Journaliste
Belge, journaliste auto et moto, il apprécie les grandes randonnées deux roues sans contraintes. Et le soir venu, il retrouve avec bonheur ce pays plein de saveurs qui lui fait découvrir toute cette gastronomie qu’il aime tant.


Le plaisir du motard, ce sont les virages. Avec ce parcours haut-perché, le pilote risque bien d’attraper le tourni ! Exigeante, lunaire et aérée, cette promenade longe l’Italie, toute en la toisant majestueusement du haut de ses piques ciselés.

Dix cols, notamment de haute montagne, attendent les flancs des pneus de nos deux roues. Le temps de rejoindre le départ et nous voici déjà dans le Galibier. Culminant à plus de 2620 mètres, ce col est un mythe pour les cyclistes, innombrables presque pour tous les temps. Lors de notre passage, en juin, peu était de sortie puisque la température n’était « exceptionnellement », disent les locaux, que de 3,5 degrés au sommet ! C’est ça la haute montagne. Elle est belle mais il faut toujours s’en méfier.
Cette route des Grandes Alpes est là pour le prouver. Historiquement stratégique puisque reliant les vallées alpines du nord et du sud à quelques encablures de la méfiante Italie, elle est devenue touristique et représente un formidable exemple de savoir-faire du génie humain. Aucune gorge, aucun col ne lui résiste, à la belle saison s’entend car en hiver, on ne passe pas !

A l’ombre de la Meije et de ses 3983 mètres

Allez, vite, encore neufs cols ! On quitte le Calibier par le col du Lautaret, aux portes du Parc naturel des Ecrins.

A Briançon comme plus loin à Mont-Dauphin, on comprend mieux que les militaires aussi ont toujours défendu la région grâce à leurs énormes et imprenables forts.

A l’attaque d’une autre légende, le col d’Izoard

2360 mètres de haut ! D’abord parsemé de larges lacets forestiers, toute en maîtrise, il devient vite pelé, rocailleux. La route se faufile aux pieds de séracs imposants. Le gros rocher, là, il tient bien ? Allo la lune… ici Izoard. Belle émotion avant de redescendre vers un autre parc  naturel, celui du Queyras. Les confins de la vallée de Saint-Véran valent le détour : alpage, ruisseau, et grand air donnent envie de se coucher dans l’herbe.
En fin de journée, la visite de Château-Queyras est un bon moyen de reprendre contact avec la vallée.

Le Parc du Mercantour vous attend

Autour de Guillestre, les combes se succèdent avant le col de Vars et ces drôles de Colonnes Coiffées. Perché à 2109 m, il relie la vallée de la Durance à l’Ubaye, les Hautes Alpes aux Alpes de Haute Provence.

Juste le temps de monter les centaines de marches du Fort de Tournoux et nous voici sur la plus haute route d’Europe. Le Parc National du Mercantour s’attaque par le col de la Bonnette, on se prend pour une bille de flipper géant. Refaite, souvent large, la D64 gigote allègrement jusqu’au sommet, un plaisir que l’on a presque envie de refaire encore et encore. Et tout ça jusqu’à 2802 m !
Là, les plus courageux redescendront la vallée de la Tinée par la D2205 avant de remonter le col de la Couillole par la D30 vers Valberg, lien entre Ubaye et Var. Beaucoup plus sauvage, attention aux chevreuils (sisi !), la route passe par des gorges écarlates avant de grimper le col de la Cayolle, fermé six mois par an !

A Barcelonnette, demi-tour ou alors on se refait la coup de flipper de la Bonnette. Chiche !
Une petite faim nous fait nous arrêter dans une de ces petites villes qui invite à la descente vers la côte. A Saint Martin d’Entraunes, à Guillaumes ou à Saint-Martin-Vésubie, on mange bien. Un petit farcis niçois, une tarte aux blettes et nous voici derrière une magnifique voiture italienne au cheval cabré qui nous laisse passer dans la col de Saint-Martin. Serait-ce le Turini qui lâche ses fans ?

Des routes de montage à la grande bleue

La haute montagne, c’est fini mais la route est toujours aussi sinueuse et les derniers cols sont presque entièrement dédiés aux sports mécaniques. Le col du Turini pour commencer, formidable de nervosité, il en impose par ses références en rallye et impressionne aussi les deux roues.

Lors de notre passage, une course de côte moto y était organisée… pour les gamins !Chapeau les petits gars.

Derrière les gorges du Plaon et le joli village de Sospel, il nous reste encore le col de Castillon et son circuit de motocross. Mécanique, très mécanique cette région.

Il faudra bien finir par un petit bain de mer à Menton pour voir défiler les souvenirs de cette route inoubliable.

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